1 Le terme générique ne mène nulle part
Sur « coach sportif » suivi d'un arrondissement, vous affrontez les plateformes de mise en relation, les salles de sport et tous les indépendants du secteur. C'est le terrain le plus disputé, et celui où votre différence est invisible, puisque tout le monde y promet la même chose avec les mêmes mots.
Surtout, cette recherche est faite par quelqu'un qui a déjà décidé, ce qui est rare. La majorité de vos clients potentiels n'en sont pas là : ils cherchent une solution à une gêne précise, sans savoir que le métier existe sous cette forme ni qu'il pourrait leur convenir.
2 Les problèmes qui déclenchent une recherche
Ils sont peu nombreux, très identifiables, et chacun se cherche avec un vocabulaire que les coachs n'emploient pratiquement jamais.
La douleur et la sédentarité
Un dos qui tient mal après des journées assises, une épaule qui bloque, une reprise après un arrêt long ou une grossesse. La personne ne cherche pas de la performance, elle cherche à ne plus avoir mal et redoute qu'on lui impose un effort qu'elle ne pourra pas suivre.
L'échéance
Une course à préparer, un mariage, un examen physique, un départ en montagne. Il y a une date, donc une urgence, et un budget qui se débloque parce que l'objectif est daté.
L'échec précédent
Un abonnement de salle jamais utilisé, trois tentatives abandonnées, une motivation qui ne tient pas. C'est la demande la plus fréquente et la moins adressée : ces personnes se croient le problème, et cherchent surtout à comprendre pourquoi cela n'a pas marché.
Qu'il faille se présenter comme thérapeute. La frontière avec le soin est réelle et il vaut mieux la dire clairement : ce que vous prenez en charge, ce que vous ne prenez pas, et dans quels cas vous demandez un avis médical avant de commencer. Poser cette limite rassure infiniment plus qu'une promesse, et écarte des demandes qui vous auraient mis en difficulté.
3 Les plateformes prennent la demande générique
Les sites de mise en relation se positionnent bien sur les recherches larges de votre quartier et rendent un service réel en début d'activité, quand il faut remplir un planning vide. Ils prélèvent en revanche une part sur des clients qui, une fois fidélisés, resteraient de toute façon.
Le calcul se fait par client et non par principe. Un nouveau contact qu'ils vous apportent a une valeur réelle ; un client de longue date qui passe encore par eux faute d'alternative simple représente une commission payée sur une relation que vous avez construite seul.
4 Le format compte autant que le contenu
La question pratique décide souvent avant la compétence, et elle est rarement traitée. Où se déroule la séance, chez vous, chez le client, en extérieur, en visioconférence. À quelle fréquence. Faut-il du matériel. Peut-on annuler et dans quel délai.
Chacune de ces réponses correspond à des recherches distinctes. Le coaching à domicile, le coaching en extérieur et le suivi à distance sont trois métiers différents aux yeux de celui qui cherche, et une page unique qui mentionne les trois en passant ne se positionne sur aucun.
5 Le prix et l'engagement
Comme dans presque tout le secteur des services, le tarif est cherché en permanence et affiché presque nulle part. La particularité du coaching est que l'engagement porte souvent sur un forfait de plusieurs séances, donc sur plusieurs centaines d'euros.
Personne ne s'engage sur un montant inconnu auprès de quelqu'un qu'il n'a jamais rencontré. Annoncer le prix d'une séance, celui d'un forfait, et ce que le forfait fait économiser lève l'obstacle principal. Cela écarte aussi les demandes hors budget, ce qui représente beaucoup de temps récupéré sur des premiers rendez-vous sans suite.
6 L'entreprise, un second marché discret
Les séances collectives en entreprise, la prévention des troubles liés au travail assis et les interventions ponctuelles lors d'événements internes constituent un marché régulier, mieux rémunéré et beaucoup moins disputé que le particulier.
L'acheteur n'est pas le même : un responsable des ressources humaines cherche avec un vocabulaire de prévention et de bien-être au travail, veut une facture en règle, une assurance à jour et un interlocuteur fiable sur la durée. Une page qui s'adresse explicitement à lui, avec vos conditions et vos formats d'intervention, ouvre un flux récurrent que la clientèle individuelle ne produit jamais. Le raisonnement vaut d'ailleurs pour d'autres métiers de service, comme le décrivent nos pages sur les photographes et les instituts.
Une clientèle expatriée et de passage
Paris compte une population importante d'expatriés, souvent installés pour quelques années, habitués au coaching individuel dans leur pays et qui cherchent en anglais dès leur arrivée. Ils ont un budget, peu de repères, et très peu de réponses disponibles.
Indiquer simplement que l'on accompagne en anglais suffit à capter une clientèle fidèle qui se recommande beaucoup entre elle. C'est le sujet de notre page sur le référencement international.
À faire cette semaine
Choisissez le problème que vous réglez le mieux et écrivez-en la page : à qui cela s'adresse, comment se déroulent les premières séances, en combien de temps on ressent quelque chose, et ce que cela coûte. Une page qui parle d'un dos douloureux trouvera plus de monde que dix pages parlant de coaching personnalisé. Et si vous doutez encore que la démarche vaille la peine pour votre activité, notre guide faut-il investir dans le référencement pose la question sans détour.