1 C'est là que se termine la recherche locale
Quand quelqu'un cherche un commerce près de lui, le résultat qui compte n'est pas une page web : c'est un encart avec une carte, trois établissements, une note et des horaires. La décision se prend là, souvent sans qu'aucun site ne soit ouvert.
Cet emplacement ne s'achète pas et aucune plateforme d'intermédiation ne peut s'y substituer à vous, faute d'adresse. C'est la seule position de la recherche locale qui vous appartient entièrement, et la seule où un commerce de quartier part avec un avantage structurel sur des acteurs beaucoup plus gros.
2 La catégorie décide de presque tout
C'est le réglage le plus déterminant de la fiche et celui que l'on remplit le plus vite, une fois, sans y revenir. La catégorie dit au moteur pour quelles recherches vous êtes un résultat acceptable. Mal choisie, elle vous exclut de requêtes que vous méritez, ou vous fait apparaître sur des demandes qui vous font perdre du temps.
La catégorie principale
Elle doit décrire ce que vous faites le plus, pas ce que vous préférez faire ni ce que vous aimeriez développer. Un salon qui vit de la coupe et rêve de colorimétrie reste un salon de coiffure. Se déclarer sur l'activité rêvée coûte de la visibilité sur l'activité réelle.
Les catégories secondaires
Elles servent à couvrir ce que vous faites aussi, et elles sont largement sous-utilisées. Une boulangerie qui fait salon de thé, un antiquaire qui fait expertise, un photographe qui fait aussi de l'immobilier : chacune de ces activités correspond à des recherches distinctes qui ne vous atteindront pas autrement.
L'erreur du nom rallongé
Ajouter des mots-clés au nom de l'établissement, du type enseigne suivie du métier et du quartier, est une pratique courante, contraire aux règles, et détectable. Elle expose à une suspension de la fiche, ce qui vous retire de la carte pendant plusieurs jours. Le nom doit être celui de l'enseigne, tel qu'il figure sur la devanture.
Que la fiche remplace un site. Elle répond à quelqu'un qui cherche à proximité et décide vite ; elle ne répond pas à celui qui compare, qui prépare un achat important ou qui veut comprendre ce que vous faites. Les deux servent des moments différents du même parcours, et la fiche est simplement celle qui produit un résultat en premier.
3 Les horaires, le détail qui envoie chez le voisin
C'est la première cause de client perdu, et la plus facile à éviter. Quelqu'un qui se déplace et trouve porte close ne revient généralement pas, et cherche immédiatement un concurrent sur son téléphone.
Trois choses à tenir : les horaires ordinaires, le jour de fermeture hebdomadaire, et surtout les horaires exceptionnels. Les jours fériés et les congés annuels se renseignent à l'avance et c'est précisément ce que personne ne fait. Un commerce ouvert un jour où tout le quartier est fermé, et qui l'a indiqué, capte une demande considérable sans aucun effort de visibilité.
4 Les photographies
La règle est simple et souvent inversée : montrez le lieu, pas le produit. Quelqu'un qui hésite veut savoir à quoi ressemble l'endroit où il va entrer, s'il y a de la place, si c'est clair, si cela lui correspond. Une photographie de plat ou de coiffure parfaite ne répond à aucune de ces questions.
Les images prises au téléphone, correctement éclairées, valent mieux que des visuels de catalogue : elles ressemblent à ce que le visiteur trouvera. Ajoutez-en régulièrement plutôt qu'une fois pour toutes, et incluez la devanture telle qu'elle se présente depuis le trottoir, qui est ce que la personne cherchera des yeux en arrivant.
5 Les avis, et ce qu'il ne faut surtout pas faire
Leur nombre et leur régularité pèsent sur le classement local, mais leur contenu fait un travail que vous ne pouvez pas faire vous-même. Un client qui décrit précisément l'intervention associe cette compétence à votre établissement avec des mots que la suivante tapera. Demander l'avis en suggérant de préciser ce qui a été fait n'est pas une coquetterie, c'est du référencement.
Répondez à tous, y compris aux mauvais, brièvement et sans polémique. La réponse ne s'adresse pas à celui qui a écrit mais à celui qui lit, et un commerçant qui répond calmement à une critique injuste convainc davantage qu'une série de cinq étoiles.
En revanche, acheter des avis ou en faire rédiger par des proches est interdit et sanctionné en France, où la répression des fraudes contrôle activement ces pratiques. Au-delà du risque, c'est inefficace : un lecteur repère très vite une série d'avis courts, enthousiastes et publiés le même mois.
6 Ce que presque personne ne remplit
Trois espaces de la fiche restent vides chez la grande majorité des commerces, et chacun capte une demande que les concurrents laissent passer.
Les questions et réponses, où vous pouvez poser vous-même les questions que l'on vous adresse au téléphone et y répondre, ce qui évite autant d'appels. Les attributs, qui indiquent l'accessibilité, les moyens de paiement, la terrasse, ou le fait de recevoir dans une autre langue, et qui filtrent les recherches. Et les publications, utiles surtout pour signaler un temps fort, une fermeture ou une nouveauté datée.
Vérifier, puis ne plus y penser
Une fiche correctement remplie ne demande ensuite qu'un passage trimestriel pour les horaires exceptionnels et l'ajout de quelques photographies. Le travail initial prend une heure et l'entretien dix minutes, ce qui en fait la seule action de ce site qui reste rentable même pour un commerce qui n'a aucun intérêt à investir par ailleurs, comme l'explique notre guide sur la question de savoir s'il faut investir.
À faire cette semaine
Ouvrez votre fiche et vérifiez trois choses dans l'ordre : la catégorie principale décrit-elle votre activité réelle, les jours fériés du prochain trimestre sont-ils renseignés, et existe-t-il au moins une photographie récente de la devanture et de l'intérieur. Puis demandez un avis à vos trois derniers clients en leur suggérant de préciser ce pour quoi ils sont venus.